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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 15:16

Depuis 2013, avec la décision du Conseil Municipal de BLANOT (Côte d’Or) de remettre en vigueur les noms des rues de la commune, une question est restée sans réponse : sur le PLAN D’ALIGNEMENT DES RUES DE LA COMMUNE DE BLANOT de 1846 qui a été utilisé pour restituer aux rues leur dénomination séculaire, figurait un seul nom de personne : la RUE JEAN DIARD, qui part du centre de Jonchères vers Liernais en passant par La Queue Caillot ; qui donc était ce JEAN DIARD, suffisamment illustre pour qu’on donne son nom à une rue de la commune ?

De premières recherches en 2014 sur internet n’ont pas apporté une réponse concluante : nous avons bien trouvé un de JEAN DIARD, né à St-Martin-de-la-Mer le 23 septembre 1795, propriétaire à Conforgien, fils de TOUSSAINT GUYARD (1749-1800, laboureur à Maisonthiers) et de CLAUDINE VERNE, mais ces éléments sont insuffisants pour justifier la dénomination d’une rue.

En novembre 2014, Monsieur Gérard COTTIN publiait sa passionnante étude BLANOT 1629-1892, précieuse source d’information. Malheureusement, nulle trace d’un quelconque JEAN DIARD parmi les nombreux maires et officiers publics, marchands, artisans, aubergistes, enseignants… recensés dans cette étude.

En 2015, nous avons poursuivi les recherches dans les archives de la MAIRIE DE BLANOT, passant une matinée avec Monsieur le Maire à consulter tous les registres de l’ETAT CIVIL, ainsi que ceux des DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL depuis la fin du 18ème Siècle. Là encore, pas d’élément concluant : nous y trouvons quelques précisions concernant le dénommé JEAN DIARD ci-dessus : il s’est marié le 25 septembre 1821 avec MARIE BULLIER, née le 7 juillet 1793, et qu’ils ont eu un enfant, TOUSSAINT GUYARD DIARD (un des deux noms est raturé) né le 15 décembre 1821 ; nous apprenons aussi que le père de ce JEAN DIARD, TOUSSAINT GUYARD était né à BLANOT le 12 janvier 1749 , et mort à BLANOT -sous le nom de TOUSSAINT DIARD- le 31 octobre 1800 ; nous n’avons trouvé aucune mention d’une fonction ou d’une action illustre. Le 17 janvier 1837, avait aussi eu lieu à BLANOT le mariage d’un ANDOCHE DIARD GUYARD, fils de JACQUES GUYARD, avec ANTOINETTE SEGUIN.

Début 2016, Monsieur Gérard COTTIN reprenait ses recherches dans les archives départementales de la CÔTE D’OR, en particulier sur le CADASTRE NAPOLEONIEN DE 1842. Voici son message : « j'ai découvert sur la feuille Section A3 du cadastre napoléonien de 1842 une double parcelle, n° 469 et 470 nommée "Corps Jean Diard" elle est bordée par le Chemin de Jonchères sur le grand côté et le Chemin de Blanot sur le petit, les deux autres côtés jouxtent "L'Ouche au clair" parcelles 457 et 458 et des parcelles bâties, 467 et 468. Cela indiquerait donc que JEAN DIARD existait effectivement bien avant 1842, mais qui était-il ? »

Les 3 rues qui entourent la parcelle se nomment maintenant rue Jean Diard (qui longe donc Corps Jean Diard), rue de Pontoille et rue de la Grange.

Le mystère reste entier sur la renommée de JEAN DIARD, mais on est sur la bonne voie ! Qui saura apporter un éclairage définitif sur cette énigme ?

cadastre napoléonien - Blanot - section A3 - 1842

cadastre napoléonien - Blanot - section A3 - 1842

cadastre napoléonien - Blanot - section A3 - 1842

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Published by lesamisdelaplaine-blanot21
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commentaires

Cottin 07/03/2016 17:58

L'huis peut être comparé à un essart, c'est une parcelle défrichée le plus souvent avec l'accord du "seigneur" et sur laquelle est construite une habitation en général à but agricole et portant le nom du défricheur. l'Huis Jacob est dont une parcelle défrichée et éventuellement construite par un nommé Jacob. La construction et les terres attenantes était souvent appelée un meix. Ce terme est devenu parfois un nom de hameau, comme dans les proches environs d'Avallon.

Calandre 27/01/2016 15:54

Et pour poursuivre. Si l'on connait le numéro de la parcelle du cadastre Napoléon, on peut retrouver son propriétaire au Archives en passant par les registres d'impositions. C'est quelque peu fastidieux !

Calandre 27/01/2016 15:51

Serge Calandre
Bonjour
Sur Alligny, une énigme de même type existe. Il y avait un lieu-dit "Huis Jacob" écrit dans les actes d'Etats Civil vers 1750 devenu "chemin du Poué Jaco" aujourd'hui. En réalité, on retrouve cité avant 1611 un certain Philippe Jacob propriétaire d'une ou plusieurs maisons. Il peut s'agir d'un propriétaire très ancien ayant traversé le temps ??